« American Hero »: Dure, dure, la vie de super-héros!

« Melvin est un super-héros malgré lui. La trentaine bien entamée, il habite encore chez sa mère et ne vit que pour la fête, les femmes et la drogue. Jusqu’au jour où il réalise que la seule façon pour lui de revoir son fils, que la justice lui interdit d’approcher, c’est d’accepter son destin, et d’exploiter ses super pouvoirs pour lutter contre le crime. »

American Hero est un film américain de Nick Love avec Stephen Dorff dans le rôle principal. Le film sortira dans nos salles le 8 juin 2016.

L’idée de départ n’est pas mauvaise, à savoir démystifier les super-héros. A la manière de Hancock, mais sans le charisme de Will Smith et la surenchère d’effets spéciaux, on suit le parcours d’un loser qui passe ses journées à boire, fumer et se droguer. Il utilise ses pouvoirs pour voler les autres, sans jamais se poser la question s’il pourrait les utiliser pour faire le bien autour de lui. Jusqu’au jour où il se rend compte que la seule façon de revoir son fils est de changer complètement sa manière de vivre…

Malheureusement le résultat est loin d’être convaincant! Il ne se passe pas grand chose durant les 90 minutes du film et l’on ne sait pas trop vers quoi le réalisateur veut aller. On navigue entre le drame familial, le drame social (l’action se déroule dans les quartiers pauvres de la Nouvelle-Orléans) et le film de super-héros, mais sans réelles convictions. D’ailleurs la partie super-héros, qui est pourtant l’élément vendeur du film, est totalement sous-exploitée. On aborde qu’en surface les capacités du héros, sans jamais réellement les exploiter, mis à part pour faire voler des joints ou des morceaux de voiture. Le côté héros qui lutte contre le crime est quasiment inexistant, d’ailleurs le climax du film est ridicule.

En résumé, et malgré que le film soit assez court, on s’ennuie pas mal devant American Hero Le manque de rythme et de réels enjeux auront été préjudiciables au film de Nick Love.

 

Master of Screen

 

 

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