Assassin’s Creed : Un nanar à 150 millions de dollars

Film franco-américain historique, d’action et de science-fiction réalisé par Justin Kurzel.

Avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons.

 

 

De quoi ça parle ?

Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch (Michael Fassbender) revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle.  Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.

Ce que j’en ai pensé

Un mastodonte du jeu vidéo

Assassin’s Creed est une des licences les plus connues du jeux vidéo. Depuis 2007 et la sortie du 1er jeu, Ubisoft a su développer un univers riche et vaste, mêlant histoire originale et gameplay inventif. Point d’orgue de la série, sa trilogie sur le personnage d’Ezio Auditore (Assassin’s Creed II, Brotherhood et Révélations ), un des grands moments de la génération Playstation 3/Xbox 360. Beaucoup de fans réclamaient d’ailleurs que l’adaptation cinématographique d’Assassin’s Creed soit centrée sur ce personnage, mais pour éviter que le public du film soit limité aux admirateurs des jeux, il fut décidé de créer une nouvelle histoire.

Une adaptation fidèle mais …

Assassin’s Creed est une adaptation assez fidèle du jeu. Le film se déroule, comme dans le jeu, dans un univers fictif où deux sociétés secrètes aux idéaux opposés, les Assassins et l’Ordre des Templiers, se battent depuis des siècles pour l’acquisition d’artefacts puissants. Grâce à l’Animus, une machine capable de lire la mémoire génétique d’un sujet, les Templiers tentent de retrouver les artefacts cachés à travers les époques et d’éradiquer les Assassins.

Mais si le film respecte plutôt bien l’univers du jeu, tout le côté fun à lui disparu. La faute à un scénario médiocre et à une mise en scène indigne d’une telle production.

… bâclée

Le réalisateur Justin Kurzel a sans doute cru qu’en étant fidèle au matériau d’origine il aurait fait le plus dur. Mais, encore une fois, Assassin’s Creed prouve à quel point passer d’une console de jeux à un écran de cinéma n’est pas chose aisée. Le scénario du film est sans queue ni tête. Pour un novice à l’univers Assassin’s, c’est même limite incompréhensible! Les motivations des personnages ? Leurs évolutions ? Les rebondissements ? La fin ? On n’y comprend pas grand-chose. Et vu la richesse de l’univers du jeu, on se demande comment est-ce possible de rater à ce point le scénario ?!

Tout l’intérêt du jeu, et son côté fun, est d’explorer l’époque de l’ancêtre assassin du héros. Ici Kurzel préfère passer 3/4 de son film dans le présent! Exit tout le potentiel de l’Espagne du XV ème siècle, qui se résume à des scènes d’action mal réalisées. Quel est l’intérêt de passer autant de temps dans les laboratoires des Templiers? Si ce n’est pour nous servir des dialogues d’une débilité à peine croyable et les visages inexpressifs de Michael Fassbender et Marion Cotillard. Une énigme, une de plus …

Assassin’s Creed n’est pas la pire adaptation cinématographique d’un jeu vidéo (Super Mario Bros est indétrônable), mais il n’en reste pas moins un gros ratage. Dommage lorsqu’on voit les sommes investies et les talents impliqués dans le projet. Le film plaira peut-être aux gros gros fans de la licence, mais juste à eux.

John

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