Beauty and The Beast : Une adaptation inutile du dessin-animé culte de Disney

Beauty and The Beast

Film musical fantastique américain réalisé par Bill Condon, sorti le 22 mars 2017

Avec Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans, Kevin Kline

 

The Beast (Dan Stevens)

 

De quoi ça parle ?

À la fin du XVIIIe siècle, dans le château proche d’un petit village français, vivait un jeune prince capricieux, égoïste et insensible. Pour avoir refusé un abri à une fée déguisée en vieille mendiante, il est condamné à vivre sous l’apparence d’une bête monstrueuse jusqu’à ce qu’il puisse aimer une femme et s’en faire aimer en retour, ce qui le délivrerait du sortilège qui a frappé son château et ses habitants. Mais les années passent et la Bête perd peu à peu tout espoir de rompre un jour la malédiction.

Au village vit une belle jeune fille, rêveuse et romantique, nommée Belle. Courtisée par un arrogant chasseur nommé Gaston, qu’elle considère comme grossier et vaniteux, elle aide son vieux père nommé Maurice, un inventeur fantasque qui se perd dans la forêt et se réfugie dans le château de la Bête. Belle part à sa recherche, et conclut un pacte avec la Bête : la vie de son père contre la sienne. Prisonnière à son tour, elle découvre un monde magique et découvre peu à peu la Bête sous un autre jour.

 

 

Ce que j’en ai pensé

Les dirigeants de Disney poursuivent ce qui semble être leur nouvelle stratégie gagnante: faire des remakes « live » de leurs dessins-animés. En 2016 The Jungle Book a cartonné, cette année c’est Beauty and The Beast et le carton au box-office est également assuré.

Que vaut cette adaptation? Visuellement c’est somptueux, les effets spéciaux « déchirent » et le travail des ‘voix’ est excellent. Mais pour le reste, cette nouvelle version n’apporte strictement rien et n’est qu’une pâle copie de son glorieux aîné. Beauty and The Beast est un produit formaté pour rapporter des millions et il atteindra son objectif sans la moindre difficulté, quitte à sacrifier la magie du dessin-animé de 1991. Cette nouvelle version plaira aux fans de Disney et aux enfants/ados qui n’ont pas connu l’originale, pour les autres ressortez votre vieille VHS achetée il y a 25 ans.

Le long-métrage de Bill Condon n’est pas un mauvais film mais son manque d’ambition est très regrettable. Il reproduit quasiment plan par plan le dessin animé sorti il y a bientôt 26 ans. Pas de prise de risque, aucunes nouveautés, si ce n’est un début de romance gay (semble t’il une 1ère dans l’univers Disney). On ne peut pas reprocher ce manque d’ambition aux acteurs ; Emma Watson, malgré son jeu mono expressif, s’en sort honorablement dans le rôle de Belle, comme Dan Stevens qui est bien plus convaincant sous la fourrure de la Bête que sans. Les personnages secondaires volent la vedette au couple atypique. L’animation de Lumière, Big Ben ou de Mme Samovar, est fantastique.Et comme dit plus haut, le travail des ‘voix’ –  Ewan McGregor, Ian McKellen, Emma Thompson, Stanley Tucci, excusez du peu! – est fantastique, elles collent parfaitement aux personnages. Le gros point fort du film.

La stratégie des dirigeants de Disney est donc claire, se faire un maximum d’argent avec un minimum de risques, logique me direz-vous mais regrettable malgré tout. Car croyez-moi, des adaptations ‘live’ des grands classiques Disney on va en manger durant de longues années. Dumbo et The Lion King sont déjà sur les rails, mais vous pouvez être sûr que les autres classiques suivront. Sans parler de potentiels spin-off et suites… Ils vont appliquer à leurs classiques la même stratégie que pour le Marvel Universe ou la saga Star Wars (deux univers qui appartiennent à Disney), des films chaque année jusqu’au dégoût. Ils ont des plans pour Marvel jusqu’en 2029 (minimum) et pour les 15 prochaines années pour Star Wars! Et vu le nombre de dessins-animés qu’ils ont en stock, ils peuvent en faire des remakes au moins pour les 25 prochaines années ! Délirant et effrayant ….

 

Lumiere (Ewan McGregor)

 

John

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