Castlevania : Une 1ère saison excellente mais beaucoup trop courte !

Castlevania Saison 1

Série animée américaine réalisée par Sam Deats et diffusée sur Netflix depuis le 7 juillet 2017. C’est une adaptation du jeu vidéo ‘Castlevania III: Dracula’s Curse’ (1989) de Konami.

 

 

De quoi ça parle ?

Trevor Belmont, un chasseur de vampires, se bat pour sauver une ville qu’une armée de monstres, envoyée par Dracula en personne, a assiégée.

Ce que j’en ai pensé

Les adaptations de jeux vidéo sont très difficiles à réaliser, le plus gros problème étant généralement le manque de fidélité au matériau d’origine. Le récent Assassin’s Creed est l’exemple type d’une adaptation foireuse. Tout l’inverse de Castlevania qui parvient à rester très fidèle au jeu sur lequel il est basé – Castlevania III: Dracula’s Curse. L’action, les voix, l’animation, les dialogues et l’histoire sont presque sans défaut, cette 1 ère saison est très réussie mais également très frustrante.

Pourquoi frustrante? Car beaucoup trop courte! Seulement quatre épisodes, de seulement 25 minutes chacun! Globalement je me suis plus senti devant un grand prologue, certes très réussi, mais insuffisant que pour être qualifié de saison. L’attente pour la saison 2 risque d’être longue, sauf si Netflix procède de la même manière qu’avec Voltron, en effet sa saison 2 était arrivée seulement 6 mois après la 1ère.

Qu’est-ce que raconte ces 4 petits épisodes ? Déjà il faut savoir que c’est Warren Ellis au scénario. Warren Ellis est un grand scénariste de Comics, mais aussi un romancier de talent. Il a notamment écrit un bouquin génial que j’ai lu récemment, Artères Souterraines. Une histoire glauque, sale, violente, mais avec aussi pas mal d’humour noir. Tous des éléments que l’on retrouve dans ce Castlevania. Ellis nous raconte dans cette 1 ère saison les raisons qui mènent Dracula à lâcher les enfers sur Terre et le parcours de Trevor Belmont, dernier descendant de la glorieuse famille Belmont et seul homme capable de battre les démons. L’Eglise a également un rôle essentiel dans cette saison et passerait presque pour le grand méchant de l’histoire. Le scénario d’Ellis est fort intéressant car il ne se résume pas à une bataille entre le Bien et le Mal, ou en tous cas ne se résume pas à ce qu’on pourrait croire comme étant le Mal (Dracula) contre ceux qui seraient du côté du Bien (l’Eglise/les hommes), l’histoire est assez complexe et laisse augurer de bonnes choses pour l’avenir. Il est évident que cette série animée n’est pas destinée à un jeune public, c’est violent, parfois même très violent, donc attention si vous avez des enfants et que vous les laissez devant Netflix !

Je vous recommande donc vivement cette 1ère saison de Castlevania.  Elle est très (trop) courte mais les éléments installés promettent du lourd pour le futur. Castlevania a le potentiel pour devenir la meilleure adaptation d’un jeu vidéo !

 

John

 

Laisser un commentaire