Dark: Les allemands nous font voyager dans le temps

Dark

Série TV fantastique allemande en dix épisodes de 50 minutes créée par Baran bo Odar, diffusée depuis le  sur Netflix.

Avec Oliver Masucci, Karoline Eichhorn, Jördis Triebel, Louis Hofmann

 

 

L’histoire

Un enfant disparu lance quatre familles dans une quête éperdue pour trouver des réponses. La chasse au coupable fait émerger les péchés et les secrets d’une petite ville.

 

 

Ce que j’en ai pensé

Désigné à tort comme une version allemande de Stranger Things (probablement par ceux qui se sont arrêtés au pilote). Dark est une série qui traite du voyage temporel de manière beaucoup plus « réaliste » et subtile que la plupart des autres productions du même genre. Le voyage temporel est ici utilisé comme un véritable objet scénaristique et pas comme une simple astuce pour combler les trous d’une histoire.

Pourquoi cette comparaison avec Stranger Things d’ailleurs? Comme la série des frères Duffer, Dark se déroule dans un bled perdu, en partie dans les années 80, avec des gamins confrontés à des événements étranges. Mais la comparaison s’arrête là! Dans Dark il n’y a pas d’Upside Down, d’ados avec des super-pouvoirs et des références aux eighties toutes les deux minutes. Dark a une ambiance beaucoup plus sombre, des personnages complexes et une histoire très dense (on peut vite perdre le fil). Ceux qui espèrent trouver en Dark un nouveau Stranger Things risquent donc d’être déçus.

Dark utilise le voyage temporel de manière intelligente, jouant avec les principes de causalité et de fatalité, brouillant les pistes constamment, ce qui accentue le côté dramatique du récit. Est-ce que les personnages peuvent modifier le cours des événements ou pas du tout? Si vous pensiez que voyager dans le temps pouvait être cool, vous penserez autrement après avoir vu Dark.

Toute l’histoire autour de ces phénomènes étranges est captivante. Des enfants qui disparaissent, des secrets de famille qui refont surface, et des destins qui s’entrecroisent sur trois temporalités (les années 50, 80 et 2010). Il y a beaucoup de personnages et d’intrigues, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver au début, il faut donc être attentif dès les premières minutes pour éviter d’être perdu. Surtout que les événements et rebondissements s’enchaînent à bonne cadence, si vous êtes pris par l’histoire il vous sera difficile de décrocher. J’ai dévoré les 10 épisodes en un week-end, chose qui m’arrive rarement.

Techniquement Dark est également très réussi. L’ambiance sombre et pesante est très bien retranscrite, et la musique renforce le côté oppressant. Tous les plans sont beaux et travaillés. On est très loin des séries allemandes d’il y a quelques années.

Au final mon seul (petit) bémol concerne le cliffhanger du dernier épisode. Il semble être sorti un peu de nulle part et ne sert qu’à ouvrir les portes à une 2ème saison.

John

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