Hidden Figures : Le destin de trois femmes d’exception

Hidden Figures

Drame biographique américain coécrit, coproduit et réalisé par Theodore Melfi, sorti le 1er février en Belgique et dont la sortie est prévue le 8 mars 2017 en France.

Avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae, Kevin Costner, Jim Parsons, Kirsten Dunst

 

De quoi ça parle ?

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

 

 

Ce que j’en ai pensé

Etre une femme de couleur et réussir dans un milieu « macho »? Non ce n’est pas un cauchemar de Donald Trump mais bien une histoire vraie se déroulant dans les années 60 aux USA, une époque où dans certains états le racisme, le sexisme et autres inégalités étaient encore monnaie courante. Le réalisateur Theodore Melfi dépeint , de façon classique mais efficace, le destin de trois femmes afro-américaines qui ont bouleversé les codes de l’époque. Trois scientifiques qui ont réussi à imposer leur vision et aider la NASA à effectuer un 1er vol orbital autour de la Terre. Une page méconnue de l’histoire mais tellement importante.

Le contexte dans lequel sort Hidden Figures aux USA est intéressant, depuis quelques semaines et l’élection de Trump le pays (et le monde?) vire dangereusement vers un régime totalitaire où certains droits durement acquis par les minorités et les femmes au cours du 20 ème siècle sont remis en cause. Theodore Melfi met en lumière, souvent avec humour et justesse, toutes les absurdités de la ségrégation raciale mais rappelle également que c’est par, entre autres, ses avancées culturelles et scientifiques que les USA ont été un exemple pour beaucoup durant des années. Dans ce sens Hidden Figures est le contre-pied parfait à l’idéologie « trumpienne », idéologie qui pourrait faire reculer les USA de plusieurs décennies.

Le film est également un contre-pied à Hollywood, en effet rares sont les films où des actrices noires (Henson, Spencer et Monae, toutes les trois excellentes) soient les vedettes et que les blancs soient relégués aux seconds rôles (Costner, Parsons, Dunst). Et vu le succès du film aux USA on peut oser espérer que le cinéma américain va enfin se diversifier. Autre interrogation, un an après la polémique des Oscars racistes, est-ce que l’académie osera t’elle snober Hidden Figures ou Moonlight ?

 

Conclusion:

J’ai passé un bon moment devant Hidden Figures, le film explore une partie méconnue de l’ histoire spatiale et aborde des thèmes importants comme la ségrégation raciale et le sexisme. La mise en scène est efficace malgré une narration trop classique, la qualité des acteurs et l’ambiance feel good font le reste. Un film inspirant!

 

 

John

 

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