It Comes at Night : Ce film d’horreur va vous glacer le sang !

It Comes at Night

Film d’horreur américain écrit et réalisé par Trey Edward Shults, sorti le 21 juin (le 28 en Belgique) 2017.

Avec Joel Edgerton, Riley Keough, Carmen Ejogo, Kelvin Harrison Jr, Christopher Abbott

 

 

De quoi ça parle ?

Alors que le monde est en proie à une menace terrifiante, un homme vit reclus dans sa propriété totalement isolée avec sa femme et son fils. Quand une famille aux abois cherche refuge dans sa propre maison, le fragile équilibre qu’il a mis en place est soudain bouleversé. 

 

 

Ce que j’en ai pensé 

It Comes at Night est un film d’horreur surprenant. Alors que je m’attendais à voir un énième film avec des monstres surgissant de l’obscurité pour dévorer de pauvres humains démunis, ce que pouvait d’ailleurs laisser penser le titre du film et le synopsis officiel, et bien ce n’est pas du tout le cas! It Comes at Night mise sur la terreur psychologique, en décortiquant les comportements humains face à une situation apocalyptique (un virus mortel) où l’instinct de survie prime sur le reste. It Comes at Night est effrayant plus pour ce qu’il suggère que pour ce qu’il montre.

It Comes at Night pose la question: «Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour protéger votre famille?». Question qui hante le film de la première à la dernière minute, alors que Paul (Joel Edgerton), Sarah (Carmen Ejogo) et Travis (Kelvin Harrison Jr.) vivent dans leur maison isolée dans les bois,  avec des armes à feu,  prêts à exploser tous ceux qui s’approcheraient un peu trop près. Trey Edward Shults a placé ses personnages dans l’isolement le plus total. Il n’y a pas d’explications scientifiques ni d’émissions radio ou de messages Internet. La famille n’a aucune idée de l’origine de ce virus ou de ce qui reste de la civilisation . Le récit propre du film commence avec l’intrusion d’un homme dans leur maison. Son nom est Will (Christopher Abbott) et il ne savait pas (ou prétend ne pas savoir) qu’il y avait quelqu’un de vivant dans la maison. Il veut juste de l’eau pour sa femme (Riley Keough) et son fils. Après une période de méfiance, Paul et Sarah propose d’accueillir Will et sa famille chez eux.

It Comes at Night fait partie de cette catégorie de films où la peur est avant tout psychologique, les cauchemars des personnages sont assez effrayants par exemple. Peut-être que le sens du titre vient de là, car rien sur le virus n’est particulièrement lié à la nuit. Ou peut-être que le « it » du titre signifie simplement la peur de l’inconnu. Peur qui arrive avec Will et sa famille. Cette même peur qui petit à petit va faire disjoncter les deux familles. Shults impose une tension permanente aux spectacteurs, dès que les deux familles vivent ensemble la peur devient globale, on a peur de ce qui pourrait se cacher à l’extérieur mais on a encore plus peur de ce qui pourrait se passer à l’intérieur, avec des personnages émotionnellement instables. Shults sonde l’âme humaine et se demande à quel point un événement dramatique peut modifier nos comportements et notre humanité. Il met ses personnages face à des choix compliqués, des personnes généreuses qui doivent constamment prendre des décisions cruelles. Pour rendre tout ceci crédible, Shults devait s’entourer d’acteurs talentueux. Derrière sa barbe de bûcheron, le discret Joel Edgerton signe une nouvelle performance magistrale (Edgerton est également un très bon réalisateur –> The Gift), Ejogo et Harrison sont aussi excellents. Le dernier acte du film, sans spoiler, risque de vous surprendre et surtout de vous glacer le sang…

J’ai vraiment été surpris par It Comes at Night, je m’attendais à un petit film d’horreur comme il y en a des milliers, et je suis sorti de la salle un peu sonné et avec la conviction que Trey Edward Shults est un réalisateur sur qui il faudra compter à l’avenir. Une belle découverte !

 

John

 

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