« Jason Bourne »: Une déception !

Fiche du film

Date de sortie : 10 août 2016    De : Paul Greengrass    Avec : Matt Damon, Alicia Vikander, Tommy Lee Jones    Genre : Action, Thriller    Origine : USA

 

De quoi ça parle?

La traque de Jason Bourne par la CIA se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas…

 

Jason Bourne (2016)

 

Ce que j’en ai pensé

Les temps sont durs pour les espions. Quelques mois après un James Bond (Spectre) très moyen, c’est au tour de Jason Bourne de décevoir. Le même Bourne qui a révolutionné le film d’espionnage il y a presque 15 ans et envoyé James « Pierce Brosnan » Bond à la retraite.  Ce qui faisait le charme de la trilogie Bourne (Identity, Supremacy et Ultimatum) était d’intégrer son histoire dans un cadre réaliste. Fini les gadgets improbables, les scènes d’actions over-the-top et un héros indestructible, avec Bourne on avait droit à un héros torturé, des scènes d’actions plus réalistes et un scénario ancré dans notre réalité. Le spin-off The Bourne Legacy, avec Jeremy Renner, suivait le même chemin mais avec moins de réussite.

Lorsqu’un nouveau Bourne a été annoncé, avec le retour de Matt Damon dans le rôle titre et celui de Paul Greengrass derrière la caméra (réalisateur de Bourne Supremacy et Ultimatum), j’étais très curieux de voir le résultat. Surtout dans un monde post-Snowden qui ouvre pas mal de possibilités en matière d’intrigues d’espionnage. Malheureusement Jason Bourne ne convainc pas. Le scénario est une répétition des premiers volets: Bourne est hanté par son passé –> la CIA prépare un nouveau programme d’espions surentrainés –> Bourne va  tenter de le détruire –> la CIA va évidemment tout faire pour éliminer Bourne. Le scénario se limite à ça? Eh bien oui…

Pourtant les 20 premières minutes sont plutôt prometteuses, puis arrive une scène d’émeute à Athènes inutilement longue et brouillonne. Le film, dès lors, se transforme en longue chasse entre un Matt Damon inexpressif et un Vincent Cassel en mode Terminator, qui se termine en une course poursuite hallucinante mais totalement irréaliste dans Las Vegas. Du côté de la CIA, le big boss diabolique est joué par un Tommy Lee Jones pas du tout concerné par le sujet; la talentueuse Alicia Vikander (géniale dans Ex Machina ), en jeune agent manipulatrice, est la seule à tirer son épingle du jeu. Avec un casting pareil on pouvait s’attendre à bien mieux.

La réalisation énergique (épileptique?) de Paul Greengrass ne laisse aucun temps mort, mais ne parvient pas à masquer les faiblesses du scénario. Les scènes d’actions spectaculaires s’enchaînent mais sans les enjeux et l’intensité qui faisaient la force de la trilogie.

Une grosse déception!

 

 

John

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