Master of None Saison 2 : Une ode à l’amour et à la tolérance

Master of None

Série télévisée américaine créée par Aziz Ansari et Alan Yang, et diffusée depuis le

Avec Aziz Ansari, Eric Wareheim, Alessandra Mastronardi, Lena Waithe

 

 

L’histoire

Le quotidien de Dev, un acteur new-yorkais de 30 ans, qui a plus de mal à se décider sur ce qu’il veut manger que la direction à donner à sa vie. Ambitieux, drôle et cinéphile, il est à la fois très centré sur son propre bien-être et attaché à des sujets divers et variés tels que la situation critique des personnes âgées, le sort des immigrants et comment dénicher les pâtes les plus délicieuses pour le dîner.

 

 

Ce que j’en ai pensé

Master of None avait illuminé mon mois de novembre 2015. Cette série, produite par Netflix, s’inspire de la vie d’Aziz Ansari, co-créateur et interprète principal de la série. Ansari aborde différents thèmes, qui toucheront la plupart des trentenaires, comme la difficulté de s’engager dans une relation ou de faire les bons choix professionnels. Aziz Ansari nous offre une représentation fidèle et touchante des relations amoureuses de notre époque, bien loin des séries ‘bigger than life’ qui foisonnent sur nos écrans. Dans Master of None on suit la vie de personnages ordinaires, leurs petits bonheurs, leurs peines, leurs faiblesses, leurs coups de cœur, la vie quoi! Et toujours avec beaucoup de justesse.

Il aura fallu attendre mai 2017 pour connaître la suite des aventures de Dev (Aziz Ansari) et bien que j’attendais cette saison avec impatience, je ne l’ai pas dévorée immédiatement. Master of None est une série qu’il faut prendre le temps d’apprécier, de savourer. Cette seconde saison est bien plus audacieuse que la première, tant dans la réalisation que dans les thèmes abordés, on passe d’un épisode en noir & blanc en Italie à un New-York coloré, on passe d’un épisode de 30 minutes à un épisode d’une heure, on passe d’un épisode sur Tinder à un épisode sur la religion, cette non-linéarité est totalement rafraichissante. Certains épisodes de cette seconde saison sont de vrais petits chefs-d’oeuvre , je pense surtout aux épisodes New York I Love You et Thanksgiving, l’un est une déclaration d’amour à New-York et ses habitants, l’autre une ode à la tolérance et à l’amitié !

Les 10 épisodes de cette seconde saison sont donc plus ou moins distincts les uns des autres, de par leur thème ou de leur mise en scène, mais sont reliés par deux grands arcs, la nouvelle carrière de Dev à la télévision et la relation entre Dev et Francesca. La partie professionnelle de la vie de Dev est clairement le point de faible de cette saison, mais est largement compensée par la relation Dev/Francesca, véritable roller-coaster émotionnel. Ce qui commence comme une amitié ordinaire se transforme petit à petit en histoire d’amour impossible. Difficile de ne pas s’attacher à cette relation, difficile aussi de ne pas s’identifier à Dev et ses sentiments. On souffre avec lui, on espère avec lui, on se réjouit avec lui aussi. Aziz Ansari a réussi à capter, à travers quelques scènes magistrales, toute la complexité de l’amour. Je pense au plan qui dure plusieurs minutes dans un Uber où Dev raccompagne Francesca avec le cœur lourd ou la scène de danse entre Dev et Francesca dans le dernier épisode. L’alchimie entre les deux personnages lors de cette scène (et toutes les autres d’ailleurs) est fantastique, la tension sexuelle évidente et tout ça sur fond de musique italienne. Magique!

La force de Master of None est de réussir à raconter des histoires simples, mais sans jamais tomber dans les clichés ou l’ennui. En suivant le quotidien d’un garçon banal, Master of None en profite pour décortiquer les relations humaines, la religion, le racisme, la tolérance, l’amour, l’amitié, avec intelligence et sincérité, sans jamais tomber dans la violence ou la vulgarité. Master of None est une série profondément humaine, qui sous ses faux airs de comédie donne une bonne claque à l’Amérique de Trump. Dans cette période où la haine, l’intolérance et le racisme dominent l’actualité, que ça fait du bien de voir Master of None! Merci monsieur Ansari!

 

John

 

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