« Pride and Prejudice and Zombies »: Jane Austen doit se retourner dans sa tombe

« Une invasion de zombies ravage l’Angleterre du 19ème siècle. Bien décidée à ne pas se laisser faire, la belle Elizabeth Bennet se défend avec opiniâtreté, n’hésitant pas à éliminer tous les zombies qui lui tombent sous la main. Le séduisant M. Darcy passe lui aussi nombre de zombies au fil de son épée, mais reste malgré tout prisonnier du carcan et des préjugés de la classe supérieure. Les zombies faisant de plus en plus de victimes, ils sont obligés de ravaler leur orgueil pour unir leurs forces sur un champ de bataille sanglant et ainsi débarrasser le pays de ce fléau… »

Pride and Prejudice and Zombies est un film d’horreur (heu..) américain réalisé par Burr Steers. Il s’agit d’une adaptation du roman parodique Pride and Prejudice and Zombies de Seth Grahame-Smith, lui-même inspiré du roman Pride and Prejudice de Jane Austen.

Mash-up entre le roman de Jane Austen et le film de zombie, Pride and Prejudice and Zombies a pour ambition de faire autant rire que peur tout en gardant le côté romantique de l’oeuvre d’ Austen. Mission ratée sur toute la ligne! Alors qu’il y avait matière pour faire un film complètement déjanté, on ne rigole pas une seule fois (okay j’exagère un peu!)! La réalisation mollassonne de Burr Steers, digne d’un téléfilm des années 90, donne juste envie de s’assoupir… Il n’est pas aidé par un scénario cousu de fil blanc, dénué d’humour (un comble!) et de romantisme (d’un côté ça ne me dérange pas, ce que je veux c’est du zombie qui mange de la cervelle!!), comme quoi une bonne idée ne suffit pas! Et côté zombies c’est pire encore, on sent que le film est destiné à un public assez jeune et que de ce fait le long métrage a été édulcoré un maximum, pas de scènes gores, pas de scènes effrayantes, rien de rien! Un épisode bancal de The Walking Dead donne plus de frissons que ce film!

Si je devais retenir une chose de ce Pride and Prejudice and Zombies, c’est la jeune Lily James. Déjà vue dans le Cinderella de Kenneth Branagh, elle s’en sort honorablement ici dans le rôle d’Elizabeth Bennet. Elle a le potentiel pour être la nouvelle Keira Knightley (d’ailleurs la ressemblance physique est troublante). Une future star.

J’ai pu découvrir Pride and Prejudice and Zombies lors de l’ouverture de la 34 ème édition du BIFFF. L’ambiance chaleureuse lors de la projection m’aura permis de tenir jusqu’au bout du film, merci public!

 

Le film sortira en Belgique le 6 avril.

 

Master of Screen

 

2 pensées sur “« Pride and Prejudice and Zombies »: Jane Austen doit se retourner dans sa tombe

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