« Star Trek Beyond » : Le blockbuster de l’été

Fiche du film

Date de sortie : 17 août 2016    De : Justin Lin    Avec : Chris Pine, Zachary Quinto,Simon Pegg    Genre : Science-fiction    Origine : USA

 

De quoi ça parle?

Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l’espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.

  • C’est le treizième film de l’univers Star Trek, et le troisième de la série issue du reboot initié en avec la sortie de Star Trek de J. J. Abrams.
  • Il célèbre les cinquante ans de la saga.
  • Le film est dédié à la mémoire de Leonard Nimoy (décédé en février 2015 durant la préproduction du film) et Anton Yelchin (décédé en juin 2016 peu de temps avant la sortie du film).

 

Ce que j’en ai pensé

Star Trek Beyond est le dernier blockbuster d’un été « pop-corn » très décevant. Après un dernier épisode ( Star Trek Into Darkness) spectaculaire mais inutile,  J. J. Abrams a cédé sa place à Justin Lin. Le réalisateur des Fast & Furious 3 à 6 a pour mission de replacer ce nouveau « Trek » dans l’esprit des anciens tout en gardant le côté spectaculaire des opus de J.J. Abrams. Le résultat répond aux attentes et peut facilement prétendre au titre de blockbuster de l’été.

Beyond s’ouvre sur une scène d’introduction dynamique et marrante, on sent directement l’influence de Simon Pegg sur le scénario (il l’a co-écrit).  La 1ère partie du film prend le temps de réinstaller les personnages, Kirk est fatigué et mélancolique, Chris Pine semble enfin s’être totalement approprié  le personnage. Spock est beaucoup plus humain (ou moins vulcain, c’est selon) que dans les précédents épisodes, il est au centre de quelques belles scènes, sa relation avec Uhura , une belle scène d’hommage à Leonard Nimoy (le premier Spock, mort en février 2015) ou encore des dialogues touchants avec son ami Kirk ou avec Bones. Les liens se resserrent entre les personnages et l’esprit d’équipe prend enfin tout son sens.

L’action n’est pas mise sur le côté pour autant. En répondant à un appel de détresse venu d’une nébuleuse lointaine, le capitaine Kirk et ses troupes tombent dans un piège tendu par Krall (Idris Elba, méconnaissable). Le grand méchant de service convoite un artefact détenu par l’Enterprise et qui, couplé à un autre objet, forme une arme biologique de destruction massive. L’attaque de Krall contre l’Enterprise pour récupérer l’artefact est probablement une des scènes les plus spectaculaires de toute la saga.

A partir de là le film devient prévisible, tant le scénario et le méchant manquent d’originalité. On enchaîne les scènes spectaculaires mais l’histoire n’offre aucuns rebondissements. Heureusement, Justin Lin sait comment rendre fun les scènes d’action (la contre-attaque de  l’équipage sur fond de Beastie Boys, top!) et le film ne se prend jamais trop au sérieux, le côté léger de certains personnages rend le visionnage très plaisant. Autre point positif, le personnage de Jayla (excellent boulot de Sofia Boutella), une extraterrestre au caractère bien trempé qui apporte de la fraîcheur dans un milieu très masculin. J’ai hâte de la revoir dans une prochaine aventure de l’Enterprise.

Star Trek Beyond ne révolutionne pas la série mais a le mérite de rester fidèle à la mythologie Star Trek, tout en gardant le côté fun  apporté par J.J. Abrams. Un blockbuster à la hauteur, qui ravira autant les Trekkies que les non-initiés à la saga!

 

 

John

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