« The Get Down » : La naissance du hip-hop

Fiche de la série

Créée par : Baz Luhrmann    Avec : Justice Smith, Shameik Moore, Jaden Smith    Saison : 1   Genre : Drame, Musical    Origine : USA

 

De quoi ça parle?

Dans les décombres du South Bronx, une bande hétéroclite d’adolescents perdus et sans avenir qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes et n’ont pour seules armes face à la vie que leurs joutes verbales, leurs pas de danse improvisés, et quelques gros feutres et bombes de peinture.

Des cités du Bronx aux galeries d’art de SoHo, du CBGBs au Studio 54 en passant par les tours de verre d’un World Trade Center à peine achevé, cette nouvelle jeunesse en perdition va se frayer un chemin dans ce New York au bord de la faillite, donnant naissance au hip-hop, au punk et au disco…

  • Le chiffre est impressionnant. La production de la saison 1 de The Get Down a coûté 120 millions de dollars. Ce serait le plus gros budget alloué à ce jour par le service de streaming pour le tournage d’une série. A titre de comparaison, le tournage d’un épisode de Sense8 coûterait 9 millions de dollars (soit près de 108 millions pour la saison 1) et celui d’un épisode de House of Cards, 4,5 millions de dollars (soit près de 54 millions pour toute la saison). Source Allociné

     

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Ce que j’en ai pensé

Sorti entre le phénomène Stranger Things et le retour très attendu de Narcos, The Get Down est le projet le plus ambitieux de Netflix à ce jour. Doté d’un budget faramineux (120 millions de dollars), d’un réalisateur de renom (Baz Luhrmann) et d’un sujet en or, The Get Down était attendu au tournant. Annoncée début 2015, la série a accumulé les déboires, dépassement du budget, showrunners qui abandonnent le projet, saison coupée en 2 dû à des gros retards dans la post-production. Tout laissait penser que The Get Down allait se planter royalement.

Mais le premier épisode, malgré une intro laborieuse, dissipe vite les doutes.  L’Australien Baz Luhrmann, co-créateur de la série, plante magnifiquement le décor, le South Bronx des années 70 est très bien rendu.  L’ambiance disco, ultra-présente à l’époque, est également hyper bien retranscrite. Les moyens déployés – décors, costumes, images d’archives, bande-son du tonnerre – justifient pleinement le budget colossal de la série. La mise en scène tape à l’oeil made in Luhrmann est directement reconnaissable. Il y a du Romeo + Juliet et du Moulin Rouge dans The Get Down.

La série s’ouvre en 1977, année terrible pour New York, qui vient d’éviter de justesse la faillite et où une panne géante d’électricité a livré la ville aux pillages. Elle suit le personnage d’Ezekiel , orphelin passionné de poésie et amoureux de la belle Mylene, chanteuse en herbe qui rêve de devenir une star du disco. Ezekiel fera la connaissance de Shaolin Fantastic, dont le rêve est de devenir un grand MC comme son idole, Grandmaster Flash. Ezekiel et Shaolin vont unir leurs talents et tenter de percer le secret du Get Down

Le scénario, intelligent, nous plonge dans les origines du hip-hop , de sa naissance dans la rue aux battles entre gangs en passant par le contexte politique difficile de l’époque qui l’a fortement influencé. Le Bronx est la vraie star du show, tellement il est présent dans quasi chaque plan de la série. Le hip-hop et le Bronx sont indissociables. Grandmaster Flash et d’autres légendes du hip-hop de l’époque ont donné leurs conseils dans l’élaboration du script et cela se ressent fortement.

Les 6 épisodes disponibles sont bien rythmés mais parfois un peu long. J’ai vraiment été emballé par The Get Down et mon seul regret est de devoir attendre 2017 pour connaître la suite de la 1ère saison !Encore une réussite pour Netflix!

John

 

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