« The Hateful Eight »: Que vaut le nouveau Tarantino?

Laborieux dans ses 40 premières minutes, « The Hateful Eight » se transforme ensuite en huit clos oppressant, violent et bourré de dialogues « Tarantinesques ». Un bon cru.

 

 

« Quelques années après la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage, et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons.« 

Un nouveau film de Quentin Tarantino est toujours un événement. Peut-être encore plus que les précédents car le développement du 8ème film de QT n’a pas été de tout repos . En effet début 2014 le scénario du film fuite sur internet. Furieux, QT décide de tout annuler. Mais finalement après plusieurs mois de négociations avec son studio il décide de relancer le projet en s’entourant de certains de ses acteurs fétiches: Tim Roth, Samuel L. Jackson et Michael Madsen.

La 1ère chose qui frappe dans « The Hateful Eight » ce sont les qualités techniques du film. Les décors sont magnifiques (le film est tourné en format 70mm, format abandonné depuis 50 ans), la musique signée Ennio Morricone est sublime, on se croirait dans un western des années 60. Et comme à son habitude, Tarantino soigne les dialogues et le scénario.

Malgré tout, l’intro du film est inutilement longue et saboterait presque la suite du film, j’ai même failli m’endormir, c’est dire… Heureusement dès que le huit clos arrive c’est un tout autre film qui commence. Percutant et violent, tout ce que l’on demande d’un film signé Tarantino.

Le casting est impeccable, nos huits salopards sont savoureux. A commencer par Samuel L Jackson, parfait dans le rôle de Marquis Warren, ancien soldat devenu chasseur de primes. Il décroche certaines des meilleures scènes du film, notamment celle où il explique à un ancien général comment il a tué son fils. Délirant! Mention spéciale à Jennifer Jason Leigh, quasiment la seule femme du casting, qui vole presque la vedette à nos autres salopards.

« The Hateful Eight » n’est pas le meilleur film de Tarantino. Pas aussi marquant que Pulp Fiction ou Kill Bill mais dans la lignée de ses derniers films. Un bon cru donc.

 

Master of Screen

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