The Killing of a Sacred Deer : La claque !

The Killing of a Sacred Deer

Thriller britannico-américain réalisé par Yórgos Lánthimos, dont la sortie est prévue pour le 1 novembre  2017. Le film a été projeté, en compétition officielle, lors du Festival de Cannes 2017.

Avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan

 

De quoi ça parle?

Steven, brillant chirurgien, est marié à Anna, ophtalmologue respectée. Ils vivent heureux avec leurs deux enfants Kim, 14 ans et Bob, 12 ans. Depuis quelques temps, Steven a pris sous son aile Martin, un jeune garçon qui a perdu son père. Mais ce dernier s’immisce progressivement au sein de la famille et devient de plus en plus menaçant, jusqu’à conduire Steven à un impensable sacrifice.

 

 

Ce que j’en ai pensé 

Yorgos Lanthimos revient à Cannes avec le thriller The Killing of the Sacred Deer, deux ans après l’ovni The Lobster, déjà avec Colin Farrell dans le 1er rôle. The Lobster , prix du jury au Festival de Cannes 2015, avait révélé au grand public le talent de Lanthimos et son univers particulier. Pour ceux qui ont vu The Lobster et ne l’ont pas aimé, il y a peu de chance que ce Sacred Deer vous accroche plus. The Lobster se rapproche de la dystopie alors que The Sacred Deer pourrait être qualifié de thriller horrifique, mais ils sont tous les deux bizarres, dérangeants ,subversifs et absurdes.

The Killing of the Sacred Deer raconte l’histoire de Steven (Colin Farrell), un brillant chirurgien et père de deux enfants. Alors qu’il prend sous son aile le jeune Martin (Barry Keoghan), sa famille commence à souffrir de troubles inexplicables …

The Sacred Deer commence comme un drame familial pour glisser petit à petit vers le thriller horrifique. Du premier plan sur une opération à coeur ouvert jusqu’au final tétanisant, Yorgos Lanthimos vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. Cadrage et mise en scène léchés, musique angoissante, jeu de lumière, travelling, Lanthimos flirte constamment avec les styles de Kubrick et Hitchcock, du grand art du début à la fin. Tout au long du film une atmosphère inquiétante se ressent, grâce aux situations et dialogues absurdes et aux personnages d’une froideur extrême. Le dernier acte du film, qui fait penser aux Funny Games de Haneke, est à glacer le sang. C’est clair, on ne sort pas de la projection indemne. Les acteurs contribuent beaucoup à cette ambiance malsaine et inquiétante. Barry Keoghan, le jeune Martin, est terrifiant, froid et sans coeur. Nicole Kidman, en mère impuissante face au cauchemar qui se déroule devant ses yeux, est excellente. Colin Farrell, qui passe du rôle de médecin impassible à celui de père qui petit à petit perd les pédales, trouve ici peut-être meilleur rôle de sa carrière. Un candidat sérieux au prix d’interprétation masculine à Cannes.

Avec The Killing of the Sacred Deer j’ai reçu une grosse claque! Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus été scotché comme ça à mon siège. Une belle surprise donc, qui confirme que Yorgos Lanthimos sera un cinéaste majeur des prochaines années. Petit avertissement malgré tout, le film n’est pas conseillé aux âmes sensibles!

John

 

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